Sillons de plage, baïnes ou bâches, attention !

AlbiziaJuin est peut-être le meilleur mois (avec septembre) pour profiter des stations balnéaires : des jours longs, des arbres et arbustes en fleurs (cf photo d’un Albizia et d’un Laurier Rose), une végétation luxuriante, une météo au beau fixe, tous les services et commerçants ouverts, des événements (fête de la musique, festivals, expositions…) et du monde juste comme il faut, ni trop ni pas assez, ce qui permet de profiter de la plage en toute tranquillité.

LaurierRoseFin juin, à la Grande Motte, l’eau était assez tiède, 20° au large et beaucoup plus au bord de la plage là où on a encore pied, pour rester nager ou barboter pendant des heures. La particularité des plages languedociennes est leur faible pente et la présence d’un petit banc de sable immergé à environ une cinquantaine de mètres du bord, qui crée une dépression parallèle au rivage. Quand on entre dans l’eau, on s’enfonce progressivement presque jusqu’à la ceinture, pour remonter avec le fond jusqu’à une profondeur de 10 à 60 centimètres suivant les mouvements des sables et le niveau de la pression atmosphérique (marée barométrique), ce qui donne parfois l’impression que les baigneurs marchent sur l’eau. Entre ce banc de sable et la plage, l’eau emprisonnée est beaucoup plus chaude et en revenant de nager au large ça donne une nette sensation de chaleur juste avant de sortir. Ces sillons existent sur beaucoup de plages dans le monde et ils peuvent être dangereux sur celles qui sont soumises à la marée, comme dans la Nouvelle Aquitaine où on les appelle des baïnes et dans les Hauts de France où on les appelle des bâches. Je n’en ai jamais observé sur les côtes bretonnes, même sur les grandes plages à faible pente de Binic et d’Etables sur Mer (la plage du Moulin). Sans doute parce que ces plages sont trop étroites. J’irai voir aux Rosaires… Profitons de la chaleur et du beau temps avant l’arrivée des juillettistes et bon été à tous.

Pour

Les nouveaux brigadiers en pantoufles

voisins vigilantsInspiré de la politique anglo-saxonne “Neighborhood Watch”, le programme “voisins vigilants” initié par Claude Guéant, le ministre de l’intérieur de Nicolas Sarkozy, a été repris et développé par Manuel Valls, l’actuel locataire de la place Beauvau, qui a juste changé le nom, c’est devenu le “protocole participation citoyenne”.  Dans une circulaire du 22 juin 2011, l’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy invitait les préfets à étendre cette politique : “Il s’agit de l’engagement des habitants d’une même aire géographique dans une démarche collective visant à accroître le niveau de sécurité du secteur”. C’est dans les communes rurales ou dans les zones pavillonnaires, où le taux de personnes âgées et de vote Front National sont élevés, qu’est mise en place cette pratique. Sur les territoires de gendarmerie, les maires peuvent créer des réseaux de “voisins vigilants”, qui comprennent des correspondants de rue et des coordinateurs. Ce sont souvent des personnes inactives en journées, des retraités, souvent de la police ou de la gendarmerie, qui souhaitent “protéger” leurs voisins des cambriolages et des violences de toutes sortes. Dès qu’il suspecte un fait inhabituel : une voiture qui repasse plusieurs fois dans la même rue, des démarcheurs un peu trop insistants ou même un flagrant délit, le correspondant de rue alerte le coordinateurs, qui lui-même appelle la gendarmerie. Un manuel indique les bons gestes : il faut connaître ses voisins, ne pas intervenir en cas de flagrant délit, signifier l’apparence des suspects (vêtements, couleur de peau, etc…), noter les plaques d’immatriculation des véhicules. Les quartiers où existe un tel dispositif sont indiqués à leur entrée par un panneau : fond jaune, œil grand ouvert, rappel de 1984 de George Orwell ! On vous regarde, on vous surveille, alors pas de comportement suspect !

La délibération visant à adopter le “protocole participation citoyenne” a été adoptée vendredi soir par le conseil municipal de Saint-Quay-Portrieux, avec seulement trois voix contre. La ville rejoint ainsi les quelques centaines de localités qui zieutent déjà leurs voisins. Un dispositif qui viendra en complément des nombreuses caméras de surveillance déjà installées sur la commune. Au sommet du dispositif, des citoyens “référents”,  désignés par la mairie, qui vont encadrer un réseau de citoyens vigilants, reconnaissables par l’œil collé sur leur boîte à lettres. Exactement le même dispositif que celui adopté par la Stasi Est-Allemande pendant la guerre froide. Depuis les années 1940 et les nombreuses dénonciations de juifs ou de résistants, la délation n’avait plus la cote en France. Les choses changent…

brigadier en pantouflesLa tâche de ces brigadiers en pantoufles ? “Être à l’affût des activités suspectes et en informer promptement la gendarmerie.” La voiture bizarre qui passe, le type louche qui n’est pas du coin… “Si vous avez des soupçons, n’hésitez pas.” Des soupçons sur quoi, monsieur le Maréchal des logis chef ? Mais sur tout scrogneugneu ! “Le cambriolage, la violence conjugale, la fraude, la vente de produits stupéfiants.” Le “Guide des membres” précise même : “Celui qui dessine des graffitis sur les murs peut avoir commis ou commettra à l’avenir des délits bien plus graves.” Ce n’est pas du flicage, paraît-il, pas non plus une milice locale, mais une “participation citoyenne à la sécurité”. C’est joliment dit. Pour être efficaces, les guetteurs de rue ont à leur disposition des formulaires à cocher, des fiches d’identification à remplir, tout un arsenal pour “mieux connaître ses voisins” et “veiller à leurs intérêts”.

Une fois le “protocole participation citoyenne” signé avec la préfecture, les malfrats n’auront plus qu’à  bien se tenir. Et aussi le fumeur de joint qui tire une bouffée dehors, le mari volage qui sort du pavillon de sa maîtresse, le saisonnier qui bosse la nuit dans les serres, le chômeur qui n’a pas osé l’avouer aux copains, l’écolier qui sèche les cours. Autant de gestes épiés par douze apôtres. Ou douze salopards. C’est selon…

© compilation de sources venant notamment du canard enchaîné et du parti de gauche.

Festival des Architectures Vives 2016

Le Festival des Architectures Vives tient cette semaine à la Grande Motte sa quatrième édition consécutive. De jeunes équipes d’architectes (Six françaises, une italienne et une espagnole) présentent huit installations en plein air, un médiateur (étudiant en architecture) se tenant à la disposition du public pour donner toutes les informations sur l’oeuvre et sur son concepteur. J’ai pris une photo de chaque installation, vue d’ensemble ou détail, que j’ai fait suivre de la légende officielle (italiques) parfois précédée de quelques commentaires personnels (normal).

Ce jeu de miroirs qui encerclent le tronc d’un vieux pin dans le jardin de l’église superpose l’espace devant et derrière, in and out, avec un effet saisissant.

Avec cette installation, Go-Up souhaite définir une limite à l’espace libre. Ainsi le projet se réalise dans la mise en connexion des éléments individuels qui, ensemble créent de multiples entités grâce aux jeux de miroirs. L’espace créé accueille sans couper, connecte les sphères intimes, unit, multiplie ce qui est connu ou perçu. Le visiteur devient le héros de ce théâtre imaginaire.

Des parasols renversés par le vent, comme on en voit trop souvent sur la plage. Le vent qui en début de semaine a endommagé les parasols debout de l’installation, au point que les concepteurs ont dû venir retirer leurs baleines.

M³ aborde l’innovation comme la résultante de la fusion d’un élément unique, le parasol. C’est à travers ces assemblages qu’apparaissent de nouvelles formes, engendrant à leur tour de nouveaux usages, et invitant les passants à se questionner sur l’objet même du parasol. A travers la répartition des parasols dans la fontaine, l’installation propose un parcours ponctué par de nouveaux espaces tels une sphère sous laquelle le public peut déambuler ou encore une enceinte pour se regrouper et échanger. Le parasol objet emblématique de la saison estivale à la Grande Motte devient alors ludique et appropriable par tous.

Un réseau de fils tendus sur des arches, vue rapprochée et partielle de l’oeuvre.

PHIL – Paysage Hydride Interactif Local – intègre la notion d’hybridation entre architecture et paysage qui prend place à l’échelle urbaine. Dans ce contexte patrimonial emblématique, la question de l’innovation est interrogée à travers deux axes majeurs. Le projet rend d’abord un hommage aux formes et archétypes urbains et architecturaux particulièrement identitaires de la ville, fruit de la vision innovante portée par Jean Balladur dans les années 1960. PHIL propose une seconde réflexion plus poétique autour du sujet en question. L’innovation peut être considérée comme l’aboutissement d’une multitude de cheminements, de lignes à emprunter, à questionner, à confronter (entre elles, avec leur environnement). Certaines parfois plus lumineuses se révèlent alors à la nuit tombée et trouvent écho dans leur environnement. D’arche en arche, les vibrations tactiles du tissage réinterprètent à échelle réduite la “skyline” caractéristique de la ville et livrent au public une expérience à la fois corporelle, sensorielle et visuelle qui peut être parcourue, pratiquée, contemplée.

Des gaines électriques recyclées en mobilier urbain. Vue partielle.

In OverAll est un système de mobilier urbain modulaire, conçu pour habiter l’espace public. Cette installation permet d’introduire de nouvelles pratiques, à la fois dans l’utilisation d’un espace mais aussi dans l’usage d’un matériau spécifique. Installé face à la mer, il prend place entre deux murs existants organisés dans une alternance d’orientation. In OverAll s’organise en deux modules qui sont subordonnés à la direction radiale initiée par les deux murs en béton. Les modules sont plus ou moins larges et sont plus ou moins espacés l’un de l’autre. De par ce jeu, des espaces libres permettant le passage des visiteurs créent des tensions entre les nouveaux murs mis en place et les murs existants. L’installation exprime une notion d’innovation à travers le détournement d’un matériau. Elle invite, avec peu de chose, à la lenteur et à la contemplation. Elle est conçue autour de quatre usages: se reposer, attendre, observer et rencontrer.

Le dessin du jour, en référence au Brexit.

La promenade du front de mer prend peu à peu des allures d’école. Comme sur un grand tableau transparent, de curieux dessins prennent forme. Ici, pas d’exercice imposé, mais l’horizon comme page blanche. Un enfant dessine un bateau qui part à la découverte de terres lointaines, une jeune femme esquisse la silhouette d’une ville flottante imaginaire. Là, c’est un horizon venu d’ailleurs que l’on imagine au loin. Un crayon à la main, l’immensité de la mer sous les doigts, l’imagination se déclenche, les rêves se dessinent. A la manière de Jean Balladur qui imagina La Grande Motte sous la forme d’une skyline rythmée depuis la mer, l’installation éveille la créativité du passant : sur la ligne vierge de l’horizon, il interroge son regard, réinvente son environnement. Face à la mer, les dessins se confrontent, se mélangent pour ne plus former qu’un.

En discutant avec le médiateur, j’ai énoncé “nouilles de piscine”, ça l’a fait rire. En anglais on appelle ça des “Pool Noodle” qui se traduirait en français par nouilles de piscine. Je ne sais quel crétin a eu l’idée de les appeler en français frites en mousse. C’est un canadien, Richard Koster d’Oakville, en Ontario, qui les a créées à la fin du 20° siècle, à l’origine il les avait appelées “water woggle”, le “woggle” étant un espèce de nœud inventé par un australien pour attacher les foulards scouts.

La modénature des bâtiments de la Grande Motte est le point de départ de la réflexion. HOCH Studio ont été inspirés par l’étrangeté de ces objets architecturaux et leurs dialogues avec le littoral. A l’échelle du Festival des Architectures Vives, ils veulent innover dans l’expression de ce dialogue, en poussant sa représentation de façon symbolique et sensuelle, à travers la matérialité, la forme et la couleur. Au-delà du concept principal, l’installation «La Grande Frite» amènera le public à se questionner sur le rapport entre l’architecture et le paysage. Leur micro architecture utilise des tubes en mousse initialement destinés à des activités aquatiques à la mer ou à la piscine, serrées les uns aux autres, formant comme un bosquet ou une anémone aux nombreuses tentacules. Elle entraîne un rapport au contexte encore plus organique que celui de l’architecture de Balladur à son environnement de façon ludique et éphémère.

L’idée commence par la configuration de deux mondes. Le monde terrestre accueille les personnes du monde maritime. Ce monde maritime, qui est plus privé, recueillie les reflets bleus de la mer et du ciel à travers les miroirs. Pour cela on utilise des planches en bois, fines et longues, réversibles et fixes au sol. Ces miroirs cohabitent avec une murale de plusieurs couleurs. Chaque planche avec un coté miroir et un autre coté coloré donne la possibilité à chacun de créer différentes mosaïques. Ce nouveau monde de couleurs s`élargie dans les profondeurs de la mer. Les matériaux choisis sont conçus pour faire un contraste entre les nouveaux matériaux et les matériaux déjà existants.

Cette espèce de barque est si solidement ancrée au fond, qu’elle n’a pas l’air de flotter, on dirait plutôt une trouée dans la mer, comme une trappe de bar, qui permettrait grâce à ses deux escaliers d’accéder à une pelouse imaginaire.

Le Festival des Architectures Vives fait place cette année à l’innovation, une opportunité de reconsidérer l’usage de notre territoire. Les enjeux climatiques actuels nous amènent à penser au-delà de nos habitudes, à nous interroger sur les limites de notre environnement et notamment la mer, les océans… Notre avenir tient dans la façon dont nous allons pouvoir nous adapter à l’eau, dans notre capacité à l’apprivoiser. L’installation proposée a pour but de sensibiliser le public à notre futur tout en repensant un espace qui leur est familier. L’installation de JN Architectes se présente sous la forme d’une faille dans l’eau comme un passage menant d’un milieu inhabituel, l’eau, à celui qui nous est plus connu, la terre. Il s’agit de faire cohabiter ces deux éléments pour affirmer une prise de conscience. Le projet est constitué d’une coque métallique dont les bords se situent au niveau de la mer. Sa forme géométrique en gradins fait écho à l’architecture de Jean Balladur, réinterprétant la silhouette de la Grande Motte. Deux escaliers se faisant face mènent à une surface végétalisée au centre, qui symbolise notre milieu naturel. L’espace créé s’intègre à celui de l’eau, ce n’est pas une île, mais la composante d’un nouveau tout.

Lutte contre la violence à Saint-Quay-Portrieux

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’école primaire “Les Embruns” de Saint-Quay-Portrieux (Bretagne) a été saccagée : la porte d’entrée en verre a été fracturée et les congélateurs ont été ouverts, ce qui a nécessité la fourniture de repas de substitution ce midi.

saint-quay-portrieux-ecole-embruns-saccageeTel sont les faits que j’ai pu lire ce matin à 11h45 dans une dépêche d’Ouest France et à 12h39 dans un message de la municipalité adressé aux conseillers municipaux (prévenus en dernier, comme d’habitude…) :

À 7h30 ce matin, les agents officiant à l’école primaire des Embruns ont constaté des actes de vandalisme commis au cours de la nuit. Police municipale, gendarmerie et élus ont été immédiatement prévenus et étaient sur place avant 8h. Rejoints par les techniciens en identification criminelle de Saint-Brieuc aux environs de 9h.

Moins d’une demi-heure entre la constatation des dégâts (7h30) et l’arrivée sur place (avant 8h) des responsables municipaux : le maire, Thierry Simelière, l’adjoint aux travaux, Marcel Quelen, le DGS, Philippe Louesdon, et les policiers municipaux. Puis l’arrivée de l’identification criminelle avec les experts de la police scientifique, comme ceux de Miami et de Manhattan.

identification criminelleVoyant une telle mobilisation, j’ai pensé qu’il devait y avoir des morts et des blessés et j’ai imaginé une tuerie comme celle d’Orlando, en Floride, une cinquantaine de morts et une cinquantaine de blessés. Mais non, il n’y avait en tout et pour tout qu’une vitre cassée, un porte de congélateur ouverte et quelque remue ménage dans les locaux. Alors qu’est-ce qui justifie une telle réaction ? Était-ce un exercice ? Un coup de pub ? Une crise aiguë de de paranoïa chez les pouvoirs publics ?

Je penche pour la dernière solution, et je me dis aussi que dans les Côtes d’Armor il doit y avoir des sureffectifs dans la gendarmerie et dans la police municipale. Une réduction de ces effectifs au profit des zones à risque en périphérie des grandes villes me semble plus que pertinent.

J’ai aussi du mal à comprendre pourquoi des produits stockés dans un congélateur ouvert pendant la nuit ne pourraient pas être utilisés le matin : ils n’ont pas eu le temps de dégeler. Sans doute le principe de précaution.

Et je ne peux m’empêcher de rapprocher ce fait divers de la politique de vidéosurveillance de la ville de Saint-Quay-Portrieux et du projet de “protocole participation citoyenne”, soumis à l’approbation du conseil municipal du vendredi 24 mars, qui consiste à mettre en place dans chaque quartier un réseau d’informateurs de la gendarmerie nationale. Un dispositif organisant la délation et la dénonciation, qui n’est pas sans rappeler les heures sombres de la milice dans la France des années 1940 et de la Stasi à Berlin Est dans les années 1970. Bien évidemment je voterai contre l’adoption de ce ce dispositif.

PS : J’ai lu cet après-midi dans une dépêche du “Frankfurter Allgemeine Zeitung”, qu’un homme « lourdement armé » aurait pris en otage des spectateurs avant d’être abattu par la police. Il s’et avéré que l’homme n’était pas armé, son arme était un pistolet d’alarme (c’est un jouet en zamak qui fait un peu de bruit mais qui ne présente aucun danger). Là encore, ça me fait penser au jeune enfant noir américain qui avait pointé un pistolet factice vers un policier et s’était fait abattre. L’Europe envisage une réglementation des armes qui interdirait la vente libre des pistolets d’alarme, des armes à blanc, des armes neutralisées, à poudre noire, etc. Je salue cette excellente initiative.

Poussins du jour

poussins

Monsieur Le Coq et madame La Poule ont l’immense joie de vous faire part de la naissance de leurs quatorze bébés, nés à Plourhan (Côtes d’Armor), dimanche 5 juin 2016. Les bébés poussins, qui ont réussi à percer leur coquille se remettent de leurs émotions dans la douce chaleur de l’éclosoir.

Ps : article publié dans stquay.com le 5 juin 2016, à ce jour, vendredi 17 mars, les poussins de deux semaines se portent bien, de nouvelles photos dans quelques jours….

We Will Make America Great Again!

 La lettre de Donald Trump à ses abonnés, reçue ce matin. Le texte est court, les phrases aussi, le vocabulaire est facile, une bonne occasion de réviser votre anglais.

Dear Xxxxx,

First, I would like to thank the people of Montana, South Dakota, New Mexico, New Jersey and California.

I am honored by your support.

Together, we accomplished what nobody thought was possible – and we’re only getting started.

Tonight, we close one chapter in history and begin another.

Our campaign received more primary votes than any GOP campaign in history. This is not a testament to me, but a testament to all the people like you who believed real change is possible.

We have received wide spread support, winning 37 states from New Hampshire, to Alabama1, to California2 and everywhere in between.

djt3.PNGYou have given me the honor to lead the Republican Party to victory this fall, and I won’t let you down. I will make you proud of your party, our movement and most importantly, our country.

To everyone who voted for me throughout this campaign: thank you.

My message continues to resonate and I know that my vision for the country is one that will make us stronger and better than ever before. Now more than ever we must be smart, we must be vigilant, and we must be tough. Every day moving forward – we must work to bring about all of the changes necessary to put an end to the destruction caused by the current administration.

I am going to be the best jobs President God ever created! We are going to revitalize our economy, rebuild our infrastructure, repeal and replace ObamaCare, strengthen our military, defeat ISIS, end illegal immigration and put America first!

djt7.PNGThis is a movement – it’s about common sense and doing the right thing. I’m going to take care of people. I’m going to make sure this country comes first. As Americans, we have incredible potential and I am the leader this country needs to Make America Great Again.

Thank you again for your support.

Best Wishes,


Donald J. Trump

Paid for by Donald J. Trump for President, Inc.
info@donaldtrump.com

(1) Prononciation de “Alabama” : (les quatre “a” se prononcent différemment)
(2) Prononciation de “California” : (écouter la prononciation du premier “i”)

La nano technologie RF 85 chez Anderson

ShootingIndustry-June2016Le magazine “Shooting Industry” du mois de juin vient de paraître !

En page de couverture, un fusil Anderson. Grâce à un traitement permanent par RF85, une nano-technologie qui injecte du calcium dans le tissu moléculaire du métal, ce fusil ne nécessite aucune lubrification. Le traitement RF85 est permanent. Il est dans le métal. Il réduit la friction de 85% et se rode avec le métal. Sous l’effet de la chaleur et de la pression, les nano particules de calcium s’allongent et forment une barrière protectrice qui élimine la nécessite de lubrifier.

Un autre avantage est qu’en l’absence du film d’huile qui piège les particules de carbone, le fusil reste propre plus longtemps. Classiquement, une arme lubrifiée piège les sous-produits carbonés des explosifs. Sous la chaleur armes, le composé gluant se transforme en goudron qui en cuisant constitue un résidu solide qui encrasse la chambre. Le risque est un accident potentiellement mortel.

Grâce à la nano-technologie RF85, le Fusil Anderson tire avec 85% de friction en moins, 23% plus rapidement, ne nécessite jamais d’être huilé, et se nettoie à l’eau et au savon.

Le marteau Talabot de Saut du Tarn

Un vieux marteau, qui vient de ma maison de “La Sarrote”, à Fauch, le village du Tarn où ma famille paternelle, originaire de l’Aveyron, s’est installée à la fin du 18ème siècle. Le marteau n’avait pas fière allure, le manche était en mauvais état et branlait (c’est fréquent chez les manches) et le métal était rouillé et souillé de mortier de ciment. J’ai eu du mal à éliminer le mortier, j’ai dissout la plus grande partie avec le nettoyant anticalcaire W5 de Lidl et gratté le reste avec un couteau et un fer à béton affûté, en regardant les photos, je vois qu’il y a encore du travail… Quelque part, je pensais trouver quelque chose en nettoyant ce vieil outil et effectivement j’ai été récompensé : une marque de fabrique est apparue : un zèbre, et juste en dessous l’inscription “TALABOT”, soulignée.

SAMSUNG CAMERA PICTURESRenseignements pris, la pièce a été fabriquée par la forge de Saut de Sabo, à Saint-Juéry, quelques kilomètres à l’amont d’Albi, une entreprise dirigée de 1832 à 1864 par Léon Talabot, nommé à sa tête par le maréchal Jean-de-Dieu Soult alors ministre de la Guerre du roi des français Louis-Philippe. Entre le lieu de fabrication (fabrication de l’acier + forge) de cette tête de marteau et le lieu où je l’ai trouvée : 14 kilomètres. Quand on pense à la mondialisation et aux milliers de kilomètres que parcourt la moindre marchandise… Mes aïeux avaient dû acheter cet outil dans les années cinquante (1850) et j’imagine que le marteau avait été acheminé du lieu de production au lieu d’utilisation par une charrette à traction animale. Je n’ai pas retrouvé trace de la commande et j’ignore si mon arrière-arrière grand père avait acheté l’outil chez un quincaillier ou l’avait commandé directement auprès de la forge. En tout cas, une chose est sûre, au vu de ses traces d’usure, c’est qu’il a beaucoup servi. Je vais lui fabriquer un nouveau manche et le garder pour mes petits enfants. Certains objets industriels, par leur beauté, raffinée ou brute, méritent de faire partie du patrimoine de l’art et de la culture.

PS : On peut lire, sur la page de couverture du catalogue de 1935, la mention suivante :

Siège social 60 rue de la Victoire, Paris 9e. Capital 18.000.000 de francs. Société anonyme des hauts fourneaux, forges et aciéries du Saut-du-Tan. Usines à Albi (Tarn), Cosne (Nièvre), mine à Alban- Le Fraysse (Tarn), stations électriques Ambialet, les Avalats, Arthès, Saint-Juéry (Tarn).

Atelier Marshmallows Spaghettis

Tour Marshmallows SpaghettiUne société d’affacturage organisait cet après midi, à Neuilly (92) une réunion du personnel suite à son entrée en bourse et à sa restructuration.
Le moyen de présenter le nouveau département aux salariés, de leur faire connaître les nouveaux objectifs et de leur permettre d’échanger ensemble.
Au programme de la réunion un atelier Marshmallows Spaghettis. L’objectif de chaque équipe de trois personnes est de réaliser, à partir d’un sachet de Marshmallows et d’un sachet de spaghettis, la construction la plus haute possible en 15 minutes (conception et réalisation).
Ci-contre, avec plus de 50 cm de hauteur, la tour la plus haute, la plus belle et la plus solide, celle réalisée par l’équipe gagnante.

Cet exercice de cohésion d’équipe s’appelle “le Marshmallow Challenge”, il permet de tirer beaucoup d’enseignements sur l’organisation du travail et le fonctionnement en équipe. Il se réalise normalement avec des spaghettis, du ruban adhésif et un marshmallow, celui-ci devant être placé au sommet de la construction. Dans cet atelier, les marshmallows remplaçaient le scotch.

Port d’une arme dissimulée aux États-Unis

Conceal & Carry Handguns - Summer 2016Tous les Etats américains autorisent le port d’une arme dissimulée sous certaines conditions. 42 états exigent un permis. 8 états (Alaska, Arizona, Idaho, Kansas, Maine, Vermont, Virginie-Occidentale et Wyoming) autorisent les particuliers à porter des armes dissimulées en public sans permis. (Cependant, sept de ces huit Etats délivrent encore des permis de port d’armes cachées pour les particuliers désireux de bénéficier d’une exemption de vérification des antécédents au regard de la loi fédérale lors de l’achat d’une arme à feu, ou pour les autoriser à  porter des armes dissimulées dans d’autres Etats). En outre, le Mississippi autorise les particuliers à porter des armes de poing dissimulées et chargées en public sans permis, uniquement si l’arme de poing est dans un sac à main, une sacoche, un porte-documents, ou une mallette fermée.
Sur les 42 États qui exigent un permis de port d’armes dissimulées en public, 9 états n’accordent pas de permis si le demandeur n’est pas de bonne moralité ou s’il ne justifie pas d’une bonne raison de porter une arme en public. Les 33 autres états accordent facilement la plupart des demandes de port d’armes cachées.
La plupart des états imposent des restrictions sur les lieux où le armes à feu cachées peuvent être portées, notamment dans les bars, les écoles et les hôpitaux, et lors des événements sportifs publics.
La revue Concealed Carry Handguns se consacre aux armes de poing de faible encombrement, à leurs dispositifs de port et à leur maniement. Le numéro de l’été 2016 vient de paraître.